27.11.2009

Politiquement correct ou mismanagement?

La médecine intensive est une spécialité très pointue et hi-tech qui nécessite une expérience importante avec une exposition suffisante pour augmenter son efficience. De là vient l'idée d'une masse critique de patients donnés pour maintenir un niveau de compétence suffisant. La tendance actuelle en Suisse et ailleurs également dans le monde est de diminuer le nombre de petites unités afin de les fusionner. Ceci permet donc d'obtenir cette masse critique et d'assurer un niveau de formation et de qualité de soins pour traiter ces patients très malades. La ventilation mécanique en est un bon exemple.

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En cette période de grippe pandémique, le gouvernement mongole a décidé d'augmenter son parc de respirateur de soins intensifs. En effet, une vingtaine de nouvelles machines ont été achetées. Nous l'avons dit déjà à de multiples reprises, l'unité de soins intensifs de l'hôpital central #1 est probablement la seule a pouvoir fournir cette compétence. Malheureusement, les moyens financiers locaux étant ce qu'ils sont, le matériel (en particulier les respirateurs) est en très mauvais état et tombe souvent en panne.

On aurait pu imaginer qu'une bonne partie de ces nouvelles machines aurait été attribuée à ce service. Que neni! Le ministère de la santé a décidé de procéder à un partage chrétien. Une partie s'en allée vers de petits hôpitaux de campagne et le reste à UB. A première vue cela semble juste. Je ne me prononcerai pas quant à la qualité des services de réanimation périphériques, mais ayant vu l'état de ces services à UB, je me permets d'émettre quelques doutes sur le bien-fondé de cette décision!

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